
La bourgmestre de la commune de Shituru, ANZAKA Alima Suurah Asha Laura, a réagi officiellement à la polémique née de la diffusion d’images intimes la concernant sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué adressé à sa famille, à ses administrés et aux autorités de la République démocratique du Congo, et transmis à la rédaction de magletemps.com, l’autorité communale affirme avoir été victime d’un complot visant à la discréditer.
Dans ce message au ton grave et empreint d’émotion, la bourgmestre évoque une « machination ourdie dans l’ombre » et dit avoir été trahie par des personnes proches auxquelles elle avait accordé sa confiance. Selon elle, la diffusion de ces images s’inscrirait dans une démarche délibérée destinée à porter atteinte à son honneur, à sa vie privée et à sa fonction publique.
Rejet de la thèse d’un montage numérique
Contrairement aux rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, Mme ANZAKA Alima Suurah Asha Laura indique ne pas avoir évoqué un montage par intelligence artificielle. Elle parle plutôt d’une conspiration et d’un acte qu’elle qualifie de violence morale et psychologique, dénonçant une exposition publique qu’elle juge injuste et destructrice.
Elle déplore par ailleurs avoir été livrée à la vindicte populaire, affirmant avoir été présentée comme une personne indigne, ce qui, selon elle, a gravement affecté sa famille ainsi que la commune de Shituru qu’elle administre.
Une demande de pardon publique
Face à l’ampleur de la polémique, la bourgmestre de Shituru formule une demande de pardon à plusieurs niveaux. Elle s’adresse notamment à ses administrés, estimant que leur confiance a été ébranlée par des actes qu’elle attribue à des mains malveillantes. Elle présente également ses excuses à Son Excellence le Président de la République démocratique du Congo,à la très distinguée première dame, Denise NYAKERU ainsi qu’aux femmes et jeunes filles du pays, considérant que cette affaire porte atteinte à l’image de la femme dans l’espace public.
Appel à la justice
Dans son communiqué, Mme ANZAKA affirme ne pas vouloir céder face à cette situation. Elle annonce sa détermination à se battre pour que la vérité soit établie et appelle à ce que les auteurs de la diffusion de ces images soient identifiés et sanctionnés, afin d’éviter que de tels faits ne se reproduisent à l’avenir.
Elle insiste sur la nécessité de rendre justice, non seulement pour son cas personnel, mais également pour toutes les femmes victimes d’atteintes à la vie privée et de violences numériques.
Un message d’espoir pour l’année 2026
Malgré l’épreuve qu’elle traverse, la bourgmestre de Shituru conclut son message sur une note d’espoir. Elle adresse ses vœux de paix, de joie et de sérénité à la population à l’approche de l’année 2026, tout en affirmant rester résolue à poursuivre son combat pour la vérité et la dignité.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités judiciaires n’a encore été rendue publique concernant une éventuelle procédure liée à cette affaire.
Par Olivier KAYUMBA




