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Kolwezi : Des habitants de Musompo dénoncent une pollution attribuée à CARRILU et réclament réparation.

Des habitants du village Musompo, particulièrement du quartier Ma Campagne, ont manifesté ce mercredi 16 septembre 2026 devant les installations de CARRILU à Kolwezi. Ils dénoncent une pollution qu’ils attribuent aux activités de cette entreprise productrice de ciment et réclament l’exécution de mesures de réparation qui, selon leurs représentants, auraient déjà été recommandées par les autorités provinciales.

Dans la matinée de ce mercredi, plusieurs hommes et femmes se sont rassemblés devant l’entrée de CARRILU pour faire entendre leurs revendications.

Munis de pancartes portant notamment les messages « Pollution CARRILU » et « Nos enfants sont hospitalisés à cause de la pollution de CARRILU », les manifestants ont lancé un cri d’alarme sur les conséquences qu’ils attribuent aux activités de l’entreprise.

« Tokokende te, tokolala awa, baboma biso, maman Fifi ayoka », scandaient-ils devant l’entrée de l’entreprise. Un message par lequel ils affirmaient leur détermination à rester sur place afin que leurs préoccupations soient entendues.

Les manifestants évoquent une enquête antérieure

Selon le secrétaire du comité représentant les personnes se disant affectées, des démarches auraient déjà été entreprises auprès des autorités et une commission d’enquête aurait effectué une descente sur le terrain.

« Nous nous sommes plaints. Il y a eu une commission d’enquête qui a effectué une descente sur le terrain. Ensuite, des documents ont été signés par la gouverneure demandant à CARRILU de procéder au paiement après les dégâts causés, mais jusqu’à présent, il n’y a eu aucune suite. Voilà pourquoi nous sommes revenus », a-t-il déclaré.

Ces affirmations sont celles des représentants des manifestants. Les documents et conclusions de l’enquête évoqués n’ont pas été reproduits dans les éléments dont dispose notre rédaction.

L’accès momentanément bloqué

Pour accentuer la pression, les manifestants ont utilisé leurs véhicules pour empêcher momentanément l’accès de certains engins de l’entreprise à la concession.

Après près d’une heure passée à la barrière principale, une médiation a permis l’ouverture des discussions entre les deux parties.

Une délégation d’une dizaine de représentants des manifestants a alors été reçue par la direction de CARRILU. Les échanges ont duré environ deux heures et demie.

Un paiement évoqué à l’issue des discussions

À l’issue de la rencontre, Me Patrick, présenté comme avocat du groupe Zijin et intervenant dans les discussions, a indiqué que les parties avaient vérifié la liste transmise en vue du paiement.

« Nous avons vérifié ensemble la liste sur laquelle Madame Fifi Masuka a apposé sa signature, transmise par ses services pour le paiement, mais celui-ci n’a pas encore été exécuté. Avec le comité, nous avons conseillé à CARRILU que, puisqu’il y a une signature de l’autorité, il faut procéder au paiement sans autre forme de procès », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que, pour des raisons d’organisation et de sécurité, le comité devrait communiquer ultérieurement aux personnes concernées la date prévue pour le paiement.

Retour au calme après les échanges

À l’issue des discussions, les manifestants ont exprimé leur satisfaction quant aux conclusions obtenues et ont quitté les lieux dans le calme.

Les deux parties se sont ainsi séparées à l’amiable, dans l’attente de la concrétisation des engagements évoqués au cours de la réunion.

Les accusations de pollution restent toutefois formulées par les riverains. Une confirmation indépendante des causes de la pollution dénoncée et de ses éventuels effets sanitaires nécessiterait notamment les conclusions des services environnementaux et sanitaires compétents.

Par PASCAL BAYLON

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