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Gaz lacrymogènes : un outil de sécurité ou une menace silencieuse ?

Kolwezi, une ville sous tension. En une seule journée, la capitale du Lualaba a été secouée à deux reprises par l’usage des gaz lacrymogènes. Le matin, lors du sit-in des médecins venus réclamer la vérité sur la mort du Dr Emmanuel Dibu ; l’après-midi, au stade Diur, pendant le match très attendu entre l’AS Simba et le TP Mazembe.

Dans les rues comme dans les gradins, un même scénario : des nuages irritants, des cris de panique, et des habitants suffoquant sous les effets de ces produits chimiques.

Un médecin présent au sit-in s’inquiète :

« Le gaz lacrymogène n’est pas anodin. Il provoque des brûlures, des toux violentes et peut entraîner des complications graves chez les personnes fragiles, notamment les asthmatiques et les femmes enceintes. »

Au-delà de la répression, ces événements relancent le débat sur l’usage disproportionné des moyens de dispersion. Les défenseurs des droits humains dénoncent une dérive sécuritaire, tandis que de nombreux habitants de Kolwezi demandent des méthodes plus humaines de maintien de l’ordre.

Entre sécurité publique et santé collective, le Lualaba s’interroge : jusqu’où faut-il aller pour maintenir l’ordre, sans étouffer la population ?

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