
Dans la nuit du mardi 30 septembre au mercredi 1ᵉʳ octobre 2025, une opération spectaculaire a permis aux services de sécurité du Lualaba de déjouer une vaste tentative de fraude minière.
Aux environs d’1h du matin, des équipes de la direction provinciale de lutte contre la fraude, appuyées par la Police nationale congolaise, ont intercepté plusieurs camions minéraliers lourdement chargés. Ces véhicules, soigneusement bâchés, tentaient de quitter Kolwezi dans la plus grande discrétion.
Une première série a été stoppée à l’entrée de la By-pass, sur la RN39, tandis qu’un autre convoi a été intercepté sur l’axe Musompo-Kasangiri. Selon Trésor Mahamba, directeur provincial de l’anti-fraude, les chauffeurs avaient volontairement emprunté des voies interdites à la circulation minière pour contourner les taxes légales et les dispositifs de traçabilité instaurés par le gouvernement provincial.
La réaction ferme de la Gouverneure Fifi Masuka

Alertée dès l’aube, la Gouverneure du Lualaba, Marie-Thérèse Fifi Masuka Saïni, s’est rendue sur les différents lieux d’interception. Elle était accompagnée du ministre provincial de l’Intérieur, Roy Kahumba, de son directeur de cabinet ainsi que du responsable de l’anti-fraude.
Indignée par cette fraude, la cheffe de l’exécutif provincial a félicité les services de sécurité pour leur vigilance et a donné des instructions fermes afin que tous les auteurs et complices — y compris ceux infiltrés dans l’administration publique — soient identifiés et traduits en justice.
Un appel à la vigilance de la population

Dans son adresse, Fifi Masuka a invité la population à collaborer avec les services de sécurité en dénonçant toute forme de fraude. Elle a rappelé que ces pratiques illégales privent l’État de précieuses ressources et accélèrent la dégradation des routes, déjà fortement sollicitées par le trafic minier.
Cette opération, menée dans la discrétion mais avec efficacité, marque un nouveau tournant dans la lutte contre la fraude minière dans le Lualaba. Elle confirme la détermination des autorités provinciales à protéger les richesses du sous-sol congolais et à renforcer l’État de droit.




