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Kolwezi : le calvaire quotidien du pont Lualaba.

Le pont Lualaba de Kolwezi, long de 710 mètres et capable de supporter jusqu’à 100 tonnes, est saturé. Seule voie reliant le Lualaba au Haut-Katanga, il connaît chaque jour des embouteillages monstres où camions miniers, bus, taxis et motos se disputent le passage. Les travaux de réhabilitation des garde-fous aggravent la congestion, augmentant les risques d’accidents et de surcharge.

Des files interminables dès l’aube

Les files de véhicules s’étirent dès les premières heures. Dans la confusion, certains chauffeurs forcent le passage en formant deux lignes, au risque de frôler le bas-côté et de tomber dans le fleuve. Les usagers décrivent une traversée éprouvante et dangereuse, surtout face à la densité des poids lourds.

 Un danger pour l’ouvrage et ses usagers

La surcharge ponctuelle de l’ouvrage inquiète ingénieurs et habitants. Conçu pour un trafic organisé, le pont est aujourd’hui fragilisé par le désordre ambiant. Les garde-fous en réparation réduisent encore l’espace utile, transformant l’ouvrage en un véritable goulot d’étranglement. L’absence de voies de déviation accentue la tension.

Au secours du pont Lualaba

Les autorités locales sont appelées à réguler le trafic : horaires réservés aux camions, installation de feux de circulation ou encadrement policier. Mais au-delà de ces mesures temporaires, de nombreuses voix réclament la construction d’un deuxième pont pour sécuriser la liaison stratégique entre Lualaba et Haut-Katanga.

Un symbole dépassé par la croissance

Face à l’expansion minière et démographique de Kolwezi, il apparaît désormais insuffisant. Entre patience et inquiétude, les habitants espèrent que la réhabilitation actuelle ne soit qu’un premier pas vers des solutions plus durables.

Par Olivier KAYUMBA

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