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Kolwezi : Poursuite des troubles des creuseurs, un mort et des pillages signalés

Les troubles liés aux revendications des creuseurs artisanaux se sont intensifiés ce mardi 23 septembre à Kanina, où un jeune creuseur a perdu la vie lors des affrontements qui durent depuis une semaine.

Revendications persistantes autour des ZEA

À l’origine de ces tensions, les creuseurs exigent toujours la mise en place effective des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) promises mais jamais concrétisées. Faute de solutions, ils tentent régulièrement d’accéder par la force à la concession de l’entreprise Commus.

La situation s’est aggravée après la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux montrant le cadavre d’un jeune homme qui serait creuseur . Le corps a été récupéré par les creuseurs, qui l’ont transporté jusqu’à la ville commerciale, donnant lieu à de nouvelles scènes de violence.

Pillages au cœur de la ville

À l’arrêt de bus Pax, les manifestants se sont introduits de force dans une boutique, emportant téléphones, ordinateurs, montres, argent et autres biens précieux, sous le regard impuissant des forces de l’ordre.

« Les creuseurs quittaient avec le corps depuis Kanina, accompagnés par la police. Mais arrivés ici, ils ont directement changé de position, forcé la porte et pillé », témoigne un habitant.

Sur l’avenue Tambwe Munana, deux restauratrices ont également vu leurs biens emportés : chaises, tables, sonorisation et même de l’argent liquide. « J’ai dû payer pour éviter qu’ils ne partent aussi avec mon groupe électrogène », déplore l’une des victimes.

Les autorités appelées à réagir

Pour Alpha, chef de cellule, la responsabilité incombe au service de sécurité :
« Ils étaient présents mais n’ont rien fait, car ils manquent de motivation. Nous demandons aux autorités de protéger la population et surtout les petits commerçants. Comment une telle situation peut-elle durer une semaine entière ? Nos commerçants paient des taxes chaque jour, et aujourd’hui ils subissent des pertes énormes », a-t-il dénoncé.

Un climat d’incertitude

Ces violences, qui s’installent dans la durée, mettent à mal l’activité économique locale et renforcent le sentiment d’insécurité. En attendant une réponse concrète de l’État, les creuseurs continuent de réclamer leurs ZEA, devenues pour eux un droit bafoué.

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