
La nuit du 15 au 16 avril 2026 restera gravée comme l’une des plus sombres pour les habitants du quartier Orthdoxe, à Kolwezi. Une série d’attaques coordonnées menées par des hommes armés a plongé plusieurs familles dans la peur, faisant un mort et de nombreux blessés matériels.
Selon les premières informations recueillies sur place, huit maisons ont été ciblées par un groupe d’environ huit bandits armés, opérant avec méthode et sang-froid. Les assaillants semblaient disposer d’informations précises sur leurs victimes, allant jusqu’à connaître leurs noms et adresses.

Dans la première maison visitée, les malfaiteurs ont emporté 300 dollars américains et six téléphones. Un jeune homme de 22 ans y a été grièvement blessé par balle à la main droite, échappant de justesse à la mort.
Chez un pasteur du quartier, les criminels ont emporté 400 000 francs congolais et quatre téléphones. Dans une autre habitation appartenant à une certaine Maman Irène, une balle a traversé la porte métallique d’entrée, perforé un congélateur et endommagé plusieurs objets avant de finir sa course dans la toiture.
D’autres maisons n’ont pas été épargnées. Chez Papa Grâce, une somme d’argent ainsi que tous les téléphones ont été emportés. Dans d’autres résidences, les pertes varient entre 160 000 francs congolais, 500 dollars, 1 500 dollars et plusieurs téléphones portables.
Au total, les bandits ont opéré sans être inquiétés, semant la panique dans tout le quartier. Plusieurs témoignages évoquent également des tentatives de viol, heureusement non abouties, certains membres du groupe s’y étant opposés.
Le bilan humain fait état d’un jeune homme de 24 ans, étudiant à l’Université de Kolwezi, tué lors de ces attaques.
Alertées, les autorités locales et les officiers de police judiciaire (OPJ) se sont rendus sur les lieux dans la matinée du 16 avril. La levée du corps a été effectuée, mais des difficultés ont été rencontrées à la morgue de Mwangeji, saturée. Le corps a finalement été transféré vers la morgue de Kapata.
Cependant, un climat de tension a été observé entre certaines autorités locales et la famille de la victime, cette dernière ayant refusé toute collaboration pour une prise en charge coordonnée.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer le manque de vigilance communautaire.
Ces événements relancent le débat sur la sécurité urbaine à Kolwezi, où les habitants appellent à un renforcement urgent des dispositifs de protection et à une meilleure coordination entre population et autorités.



