Cobalt : Une table ronde à Kolwezi pour un quota EGC plus équitable au profit des exploitants artisanaux

La question du quota d’exportation du cobalt attribué à l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) par l’ARECOMS sera au centre d’une série d’activités réunissant notamment les coopératives minières, les autorités du secteur, les organisations de la société civile et les médias. L’objectif affiché est de rapprocher les différentes parties et d’intégrer davantage les préoccupations sociales des exploitants miniers artisanaux dans la gestion de ce minerai stratégique.
Selon les termes de référence élaborés par l’Action Sans Frontière (ASF), le système de quotas a été instauré par l’ARECOMS après la levée de la mesure d’interdiction d’exportation du cobalt. Il fixe aux producteurs concernés une quantité de cobalt autorisée à l’exportation, y compris à l’EGC.
Le sort des exploitants artisanaux au cœur des préoccupations
Pour les coopératives minières du Lualaba et du Haut-Katanga, le quota accordé à l’EGC ne devrait pas être considéré uniquement sous l’angle commercial et économique. Elles souhaitent qu’il prenne également en compte la dimension sociale et les conditions de vie des exploitants miniers artisanaux et de leurs familles.
Les termes de référence soulèvent ainsi deux interrogations principales : le quota attribué à l’EGC correspond-il réellement aux attentes des coopératives minières ? Et quelle politique l’EGC applique-t-elle dans la répartition de ce quota entre les différentes coopératives ?
Les initiateurs de la démarche estiment notamment que la capacité de production artisanale et le nombre de sites d’extraction devraient être pris en considération. Ils mettent également en avant les enjeux de transparence et de justice sociale dans la gestion et le partage du quota.
Une table ronde annoncée à Kolwezi
Pour rapprocher les positions, plusieurs rencontres sont prévues entre les coopératives minières, l’ARECOMS, l’EGC, les ONG et les autorités du secteur minier. Une table ronde est programmée le jeudi 8 octobre 2026 à Kolwezi. D’autres rencontres sont annoncées à Lubumbashi ou Kinshasa au cours du mois d’octobre.
L’Action Sans Frontière, organisation de la société civile basée à Kolwezi, prévoit de coordonner ces activités avec l’appui de facilitateurs expérimentés du secteur minier.
Parmi les objectifs figurent l’évaluation de la gestion du quota par l’EGC, l’identification des critères de sélection des coopératives, la recherche d’un éventuel ajustement du quota en fonction des capacités de production et la facilitation de l’absorption du cobalt déjà extrait sur les sites artisanaux.
La démarche devrait également aboutir à la mise en place d’un Cadre de Dialogue Permanent (CDP) entre les coopératives minières et l’EGC, afin d’instaurer un mécanisme durable de concertation entre les différents acteurs.
Par Olivier KAYUMBA




