Lualaba : Louis Watum échange avec les miniers industriels sur la participation des Congolais, l’exploitation artisanale et l’environnement

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a échangé ce mercredi avec les opérateurs miniers industriels dans la province du Lualaba, autour des enjeux liés à l’assainissement du secteur minier, à la participation des Congolais au capital des entreprises minières, à l’encadrement de l’exploitation artisanale et au respect des normes environnementales.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mission effectuée par le ministre dans le Lualaba, conformément aux orientations du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à renforcer la gouvernance et l’assainissement du secteur minier en République démocratique du Congo.
Les échanges se sont déroulés en présence de la ministre en charge de l’Environnement, de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, du président de la commission interservices chargée de l’assainissement du secteur minier, ainsi que des représentants de la Chambre des Mines, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et des services étatiques concernés.
Participation des Congolais au capital des entreprises minières
Parmi les principaux sujets abordés figure la participation des Congolais au capital des entreprises minières, prévue par le Code minier révisé de 2018.
À ce sujet, Louis Watum a appelé à la finalisation des discussions relatives au projet de décret d’application, afin de permettre de progresser vers la mise en œuvre effective de cette disposition.
Pour le ministre, l’enjeu est de faire en sorte que les richesses minières contribuent davantage au développement national et à l’amélioration des conditions de vie des populations congolaises, tout en prenant en considération les préoccupations des investisseurs.
Cette démarche vise à renforcer les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles au profit du pays et de ses citoyens.
Exploitation artisanale : privilégier des solutions durables
L’encadrement de l’exploitation minière artisanale a également occupé une place importante dans les discussions.
Le ministre des Mines a souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs industriels afin d’apporter des réponses durables aux défis liés à cette activité.
Les pistes évoquées concernent notamment la viabilisation des zones d’exploitation artisanale (ZEA), l’accompagnement des coopératives minières, la formation professionnelle des exploitants ainsi que le développement d’activités économiques alternatives.
Ces mesures pourraient contribuer à une meilleure organisation de l’exploitation artisanale, tout en favorisant des conditions d’activité plus structurées et la diversification des moyens de subsistance des communautés concernées.
Le respect des normes environnementales au cœur des échanges
La question environnementale a constitué le troisième axe majeur de cette rencontre. La ministre en charge de l’Environnement a sensibilisé les opérateurs miniers à l’importance du respect des normes environnementales applicables à leurs activités.
Dans une province où l’exploitation minière occupe une place centrale dans l’économie, la prise en compte des exigences environnementales demeure un enjeu essentiel pour concilier production minière, protection des écosystèmes et bien-être des populations.
Vers un partage plus équitable des retombées minières
À travers cette rencontre, les autorités congolaises entendent renforcer la responsabilité des différents acteurs du secteur minier et promouvoir une exploitation des ressources naturelles davantage bénéfique à l’économie nationale.
Louis Watum a insisté sur la nécessité pour chaque partie prenante de jouer pleinement son rôle afin de favoriser un partage plus équitable des retombées de l’activité minière.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Au-delà des échanges avec les opérateurs industriels, les prochaines étapes porteront notamment sur l’avancement du projet de décret relatif à la participation des Congolais au capital des entreprises minières et sur la recherche de solutions concertées pour mieux encadrer l’exploitation artisanale et renforcer la protection de l’environnement.




