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Délocalisation à Kolwezi : COMMUS défend une approche basée sur la réinstallation





‎Le processus  de délocalisation de la communauté GCM/Kolwezi continue de susciter échanges et prises de position. La Compagnie Minière de Musonoie (COMMUS) affirme mener ces opérations dans le strict respect  des lois congolaises , sous la supervision de la  Commission provinciale de délocalisation du Lualaba. 

‎Au centre des discussions,  une question divise, indemnisation en espèces ou réinstallation sur un nouveau site.  Selon plusieurs acteurs impliqués, dont les autorités locales et une partie de la société civile, la réinstallation apparaît comme l’option  privilégiée.  Une orientation qui s’appuie  aussi sur le règlement minier de la RDC, lequel recommande cette approche.

Pour COMMUS, l’objectif reste clair,  réduire  l’impact des activités minières sur les populations riveraines.  L’entreprise insiste, la délocalisation  n’est pas imposée.  Les habitants restent libres de choisir.

‎Lors des réunions organisées le 20 mars, la société a présenté son plan . Les ménages volontaires peuvent proposer un terrain pour leur réinstallation. Une fois validé, celui-ci est acquis par l’entreprise,  qui y construit des habitations jugées plus modernes et mieux adaptées.  En l’absence de proposition, un site peut être identifié avec l’appui des autorités provinciales.

‎Au-delà du logement,  COMMUS  met en avant un accompagnement social. Des formations professionnelles sont proposées  gratuitement. Une alternative agricole est également  prévue, avec l’acquisition de champs et la fourniture d’intrants pour  les habitants qui le souhaitent.  L’entreprise annonce aussi une priorité à l’embauche pour les enfants des familles concernées, à compétences égales. 

‎Côté infrastructures, l’accès à l’eau figure parmi les priorités.  Des puits équipés de panneaux solaires sont annoncés pour les nouveaux sites. Sur   le plan financier, plus de 15 millions de dollars ont déjà été mobilisés via le fonds DOT COMMUS.  Un investissement supplémentaire d’environ 5 millions de dollars  est prévu dans le cadre du nouveau cahier des charges.

‎Malgré  ces mesures,  certains habitants continuent de réclamer une indemnisation en espèces. Un point de tension que la société reconnaît. COMMUS assure  vouloir poursuivre les discussions afin de trouver un terrain d’entente. 

‎Dans un contexte de développement accru du secteur minier au Lualaba, cette opération illustre les  défis liés à la cohabitation  entre exploitation minière et communautés locales.  Elle met aussi en lumière  l’évolution  des pratiques, de plus en plus alignées  sur les standards internationaux.


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