
La Direction générale des impôts (DGI) a procédé à la fermeture administrative des installations de la Kamoto Copper Company (KCC), à Kolwezi, dans la province du Lualaba. Cette mesure intervient dans le cadre d’un important contentieux fiscal opposant l’État congolais à cette filiale du groupe Glencore.
Selon les autorités fiscales, KCC serait redevable d’environ 3 milliards de dollars américains d’arriérés fiscaux. Une estimation que conteste fermement Glencore, qui qualifie les accusations portées par la DGI de « totalement sans fondement ».
À la suite de cette décision, les bureaux et plusieurs installations de l’entreprise ont été placés sous scellés, entraînant l’évacuation du personnel et la suspension temporaire des activités de production de cuivre et de cobalt.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de renforcement du contrôle des revenus miniers en République démocratique du Congo. Les autorités, appuyées notamment par la Cour des comptes, multiplient les vérifications afin d’assurer une meilleure mobilisation des recettes publiques et d’exiger des entreprises minières le respect de leurs obligations fiscales.
L’évolution de ce dossier pourrait avoir des répercussions importantes sur l’industrie minière congolaise, particulièrement dans le Lualaba, principal bassin de production de cuivre et de cobalt du pays.




