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Kamilombe : la SOLORN alerte sur le sort de 50 000 personnes après la vente du site minier

La Synergie des organisations de la société civile du Lualaba œuvrant dans le secteur des ressources naturelles (SOLORN) exprime ses inquiétudes face aux conséquences socio-économiques liées à la vente du site minier de Kamilombe à l’entreprise Kabulungu Kamilombe Mining, appartenant à un groupe émirati. Dans un communiqué de presse rendu public ce mardi 3 novembre 2026, cette structure présente ses préoccupations quant à l’avenir des milliers de personnes qui dépendaient directement ou indirectement des activités minières sur ce site.

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Intitulé « Quand les accords et les enjeux de gouvernance minière menacent les moyens de subsistance des communautés locales au Lualaba », le document s’articule autour de cinq axes majeurs : la légitimité des objectifs poursuivis par l’État, la privation des moyens de subsistance, le respect du principe de réinstallation préalable, les conséquences des accords de paix sur les populations congolaises ainsi que les principales recommandations formulées par la société civile.

Dans son analyse, la SOLORN reconnaît les efforts de l’État congolais visant à rétablir l’ordre dans le secteur minier, à lutter contre la fraude et à promouvoir la formalisation de l’exploitation minière artisanale. Toutefois, elle déplore les conditions de mise en œuvre de certaines mesures, estimant qu’elles pourraient fragiliser les moyens de subsistance des communautés locales.

La structure soulève également des interrogations sur la relance du centre de négoce de Musompo. Elle s’interroge notamment sur les mécanismes devant garantir son approvisionnement durable en minerais, alors que les Zones d’exploitation artisanale (ZEA) nécessaires à cette activité ne sont pas encore suffisamment mises en place.

Selon les données recueillies par la SOLORN, entre 30 000 et 50 000 personnes dépendaient directement ou indirectement des activités économiques générées par le site minier de Kamilombe, autrefois présenté par le gouvernement comme un modèle de formalisation de l’exploitation minière artisanale.

La SOLORN attire particulièrement l’attention sur les conditions d’indemnisation des exploitants concernés par cette opération. D’après son communiqué, les montants proposés seraient forfaitaires et oscilleraient entre 400 et 1 200 dollars américains, une situation qui suscite des interrogations quant à leur adéquation avec les pertes économiques subies par les personnes affectées.

Face à ces préoccupations, la société civile formule plusieurs recommandations à l’endroit des autorités et de l’entreprise acquéreuse.

Elle demande notamment au président de la République et au gouvernement national de revoir à la hausse les indemnités accordées aux exploitants de Kamilombe, au ministre national des Mines d’accélérer la viabilisation de la ZEA 371, ainsi qu’à l’entreprise Kabulungu Kamilombe Mining de signer un cahier des charges avec les communautés locales.

À travers cette prise de position, la SOLORN appelle à une meilleure prise en compte des intérêts des populations locales dans les décisions relatives à la gouvernance minière. Pour cette structure, les efforts de formalisation et de réorganisation du secteur ne devraient pas se faire au détriment des moyens de subsistance des communautés qui vivent de l’exploitation artisanale.

Chris MULUNGA

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